C'est à l'image de notre nébuleuse histoire. C'est à cause de ce c½ur encré en mes entrailles. Le pire, c'est qu'il n'est pas seul et je ne suis plus entier. Même discours, mêmes promesses et j'y crois déjà, tel un homme naïf et bercé d'humanité et de l'esprit de l'été.
Le soleil m'a trop tapé sur la tête, elle désormais rempli de chaleur. Je n'ai plus de raison d'avoir peur si ce n'est que l'écriture de certains mots devant des professeurs et des experts pour conclure ma formation. Ma tête est prête à se concentrer davantage mais mon c½ur par vers d'autres horizons. Ceux qui me bercent chaque nuit, ils bercent mon lit pour me faire croire à des amours illusoires. Vraiment ?
Tu m'écris et moi je pleure. Je sens l'odeur de ton parfum sur des lettres emplis de douceur et de nostalgie. L'espoir en fait partie et la poésie est de mise. Mais ce ne sont que des mots et j'en ai déjà reçu beaucoup de ta part. Mon c½ur veut s'ouvrir mais ce ne sera pas chose facile. Tu sais que je peux facilement me mentir à moi-même et me rendre frigide, antipathique et stoïque.
Viens. Viens sans excuse. Viens sans cadeau. Viens reconquérir celui que tu as perdu, il y a des mois de cela. Tu verras ma réaction. Je verrai ma réaction. Je ne peux me comprendre à l'avance. Nous verrons.
Oui, je rangerai mon appartement avant que tu viennes. Oui, je me mettrai sur mon trente-et-un pour t'accueillir. Oui, je suis impatient de te voir. Oui, mon c½ur palpite à ta pensé. Oui, je ressens les papillons dans mon ventre quand je croise Montpellier. Oui, je suis toujours amoureux de toi et l'été me fait chanter.
Oui, je m'ouvre à toi. Et je serai entièrement à toi. Si tu l'es pour moi et à cette seule condition. Je vais être fort. Je ne te demande rien d'autre que de la confiance et du respect, nous savons que l'amour y est.
Tu ne seras pas toujours avec moi. Je ne serai pas toujours là. Tu partiras loin de moi. Mais à chaque minute, à chaque seconde je veux que tu ais confiance en moi car j'aurai confiance en toi.
Le chemin n'est pas tracé. Je te pose les conditions, tel un contrat de travail froid. Alors que je bouillonne de sentiments et de remords, je suis fébrile. Mais je ne le montrerai pas. Mais je te le dis, par écrire car tu ne m'as toujours pas compris. Il n'est pas tracé, il le sera le jour où tu viendras me voir un peu plus longtemps que deux jours.
Je ne viendrai pas te chercher, la balle est dans ton camp. La dernière semaine de juillet est libre. A toi de voir. Si tu ne peux pas venir, je ne veux pas d'excuse. Si tu ne veux pas, ce n'est pas grave. Dis-moi les choses clairement, je n'ai plus envie de vivre dans le doute. Et si cette semaine-ci ne t'arrange pas. Viens n'importe quand, je m'arrangerai.